Regarde-la. Elle a trop souffert.. Serre la dans tes bras, elle n'attend que ça ! Tu sais, si elle te repousse c'est parce qu'on lui a trop souvent réduit le c½ur en miettes. On a trop souvent aboli les valeurs désuètes auxquelles elle croyait dur comme fer, l'amour, la fidélité, toutes ces allégories que son subconscient créait pour la rassurer.. Sans se rendre compte qu'elle s'emmurait elle-même dans son palais doré ndeyssane ! Tu sais, ses yeux ont trop souvent pleuré pour des garçons qui n'en valaient pas la peine, fiers de leur auto-suffisance et de leur lâcheté tchiim. Tu sais, ses joues ont trop souvent été trempées de son désespoir, souillées de son chagrin, chaque larme qui s'écoulait le long de son visage lui rappelait qu'elle était actrice de son propre drame (bah wé wé wé). Chaque goutte de tristesse qui s'écrasait sur son oreiller n'était qu'un appel au secours. Tu sais, on ne lui a pas assez souvent dit qu'elle était quelqu'un de bien. Sous toutes ses apparences qu'elle montre, elle est si fragile.. Trop sûrement. On ne lui a jamais dit qu'elle pouvait être importante aux yeux de quelqu'un. Merde, ce qu'elle peut manquer de confiance ! Tu sais, l'amour pour elle, c'est devenu comme le paroxysme d'une maladie incurable. Et comme l'amour est indissociable du bonheur, elle ne l'a pour l'instant, qu'effleuré du bout des doigts. Elle pense d'ailleurs que c'est un truc que seuls les autres connaissent, un machin légèrement obsolète et étrange. Elle pense que l'amour est mort, que c'est une chose passée qu'elle ne connaîtra jamais.. Dis lui toi, qu'elle se trompe ! Regarde la, se remettre encore un peu plus de khôl sur les yeux, on dirait qu'elle s'étale sa propre tristesse en plein milieu du visage. Elle est une antithèse, elle ne veut pas montrer ses problèmes et pourtant elle n'attend que quelqu'un comme toi pour l'aider. Tu peux être son issue de secours, la sauver de l'abîme dans laquelle elle se plonge peu à peu [...]